Lire dans l'onglet "discours" les interventions de Gilbert Fronty sur les ressources humaines et de Pascale Boissieras sur l'insertion, lors de la séance plénière du 29 novembre 2019

Conseil départemental du 29 novembre 2019

Intervention de Bernard Combes

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Les retraites, les hôpitaux, l’évolution du climat avec ici des sécheresses et là des inondations… Les sujets d’inquiétude ne manquent pas, à court, moyen et long terme.

Les collectivités font ce qu’elles peuvent avec leurs moyens, elles parent au plus pressé. En particulier pour améliorer l’accès aux soins en s’efforçant de combattre la gangrène des déserts médicaux. Communes, intercommunalités, Département et Région ont ainsi mis en place des Maisons de santé. Comme ça ne suffisait pas, on est passé aux Centres de santé avec des médecins salariés. On sait que ça ne résoudra pas tout, en particulier pour certains spécialistes comme les ophtalmos…

Les collectivités se battent aussi pour préserver autant que possible la présence des services publics dans les territoires ruraux comme le nôtre. C’est un combat permanent.

Il y a un autre secteur menacé à moyen et long terme pour lequel il est nécessaire de se mobiliser dans notre département. C’est l’agriculture. Le président de la Chambre d’agriculture de la Corrèze a ainsi lancé la semaine dernière un véritable cri d’alarme. Je le cite : « Chute de la consommation, prix au plus bas, baisse inexorable du cheptel corrézien, diminution du nombre d’animaux vendus… La crise de l’élevage perdure et s’installe dangereusement sur notre département. Cette spirale anxiogène pétrifie les professionnels du secteur agricole. C’est symptomatique de l’ampleur de la dégradation inexorable de l’élevage ».

On peut juger ce cri d’alarme un peu tardif. Jusqu’à présent en effet, la Chambre d’agriculture préconisait avant tout la « diversification ». Désormais, c’est d’un véritable plan de sauvetage qu’il s’agit. Le président de la Chambre a en effet annoncé la semaine dernière qu’elle allait élaborer « un vaste plan de mutation, décliné en actions concrètes, pour servir l’agriculture départementale et dessiner les contours du modèle que nous proposons pour demain ». Le président de la Chambre en a indiqué les grands objectifs : « Construisons un plan qui nous donne les moyens d’avoir une agriculture plurielle, rentable, productrice, respectueuse de l’environnement. Bâtissons un projet ambitieux et durable, qui concerne chacun des exploitants, en misant sur la diversification, animale, végétale ou forestière ».

Des objectifs ambitieux en effet ! Il est vrai que l’agriculture corrézienne, qui repose principalement sur l’élevage de bovins à viande, est menacée à moyen et long terme. On peut regretter au passage que le gouvernement ait cru bon d’imposer un repas sans viande par semaine dans les cantines scolaires. Les responsables des cantines scolaires sont tout à fait compétents pour assurer des repas équilibrés aux enfants et on sait que dans certaines familles, les enfants mangent de la viande principalement à l’école.

En tout cas, il est assurément grand temps d’engager une mutation de l’agriculture corrézienne, que le Département, la Région, l’Etat et bien sûr l’Europe devront accompagner et soutenir pour éviter que les campagnes corréziennes ne se transforment en vastes friches 10 ou 20 ans. Pour éviter en même temps que les campagnes ne continuent à perdre des emplois et de la population, pour éviter que notre département ne s’appauvrisse encore.

L’avenir de l’agriculture corrézienne passera notamment par les productions bio, les circuits courts et par la valorisation sur place, avec par exemple la création d’ateliers de transformation comme celui qui va être installé dans le Pays de Tulle avec l’appui de l’Agglo. Il faut apporter de la valeur ajoutée, c’est ce qui procure des revenus et des emplois.

La marque « Origine Corrèze » que vous venez de lancer, Monsieur le President, est aussi une initiative positive. Et il est logique que de nombreux professionnels, comme la Chambre de Métiers et la CCI, s’y soient déjà associés. Est ce que la création de cette marque se traduira dans la durée, au-delà de l’effet de curiosité et de sympathie, par une augmentation sensible des ventes des produits qui porteront ce label ? C’est à espérer, ce n’est pas certain.

Pour favoriser l’emploi dans les départements ruraux, des mesures fortes sont nécessaires. Le gouvernement a décidé de créer des « emplois francs » dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, autrement dit dans les banlieues des grandes villes où le chômage est élevé : les employeurs que recruteront en CDI une personne habitant un de ces quartiers recevront de l’Etat une aide de 5.000 euros par an pendant trois ans.

Il est regrettable que le gouvernement n’ait pas décidé en même temps de soutenir l’emploi dans les territoires ruraux comme le nôtre, par exemple en y créant des zones franches. La Haute Corrèze et une bonne partie de la Moyenne et de la Basse Corrèze en auraient bien besoin ! Car si rien n’est fait par l’Etat pour y soutenir l’activité économique, ces secteurs très ruraux vont continuer à perdre des emplois, des habitants et des services publics. Et les collectivités, communes, intercommunalités et Département, continueront à perdre des ressources. Il faut sortir de ce cercle du déclin.

Voilà, Monsieur le Président, mes chers collègues, les remarques générales que je souhaitais vous exprimer avant l’examen des rapports Je vous remercie.

Héritages

Jacques Chirac a beaucoup aidé la Corrèze et les Corréziens, sans distinction de rang social ou de sensibilité politique. Cette bienveillance relevait aussi, certes, d’un clientélisme systématique qui ne pourrait plus avoir cours aujourd’hui.

Les autoroutes qui irriguent notre département sont les traces les plus visibles et les plus largement partagées de cet héritage. Les moins voyantes, mais pas les moins utiles, sont les établissements, installés principalement en Haute-Corrèze, qui accueillent des personnes handicapées, en particulier des enfants.

Cet héritage-là montre l’homme qu’était Jacques Chirac derrière la façade de l’homme public, de l’homme d’Etat qui a accédé au faîte du pouvoir.

Parmi les lumières et les ombres, l’Histoire retiendra l’humaniste et le républicain, celui qui a toujours rejeté les thèses racistes et xénophobes, celui qui a toujours refusé la moindre compromission avec l’extrême-droite. Cet héritage-là aussi est à préserver.

Texte paru dans le Corrèzemag de novembre 2019, signé par les élus du groupe "Corrèze à Gauche"

L’envers du décor

La vitrine est attrayante : le très haut débit pour tous les Corréziens en 2021 ; un contrat de transition écologique qui ferait de la Corrèze un département modèle… Il y a de belles intentions dans ces projets. On verra si les résultats sont au rendez-vous.

Derrière la belle vitrine, il y a l’envers du décor. Il est pour le moins préoccupant. Dans l’envers du décor, il y a des organismes dans lesquels le Département est largement impliqué, notamment financièrement, quand il n’est pas le pilote.

Ces structures départementales apportent des services aux particuliers, aux associations et aux entreprises. Or tous ces organismes ont fini l’année 2018 en déficit, bien que leurs dépenses aient déjà été réduites, en particulier par la suppression d’emplois, ce qui a entraîné la perte de compétences.

On peut dès lors s’interroger sur la situation de ces structures et donc sur le maintien des services qu’elles assurent aux Corréziens.

Dans cet envers du décor, on trouve l’ODCV, Corrèze Tourisme, l’Espace 1000 Sources et Corrèze Équipement.

On peut y ajouter le CAUE (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) : si cet organisme de conseil aux communes et aux particuliers n’a pas été en déficit en 2018, c’est que plusieurs postes ont été supprimés, ce qui pourrait d’ailleurs plomber ses comptes si des indemnités devaient être versées.

S’agissant de Corrèze Équipement, cette société d’économie mixte est en situation délicate car l'usine qu'elle a construite sur la zone de Brive-Laroche, n’est pas en mesure de lui payer ses loyers.

On peut s’interroger aussi sur l’avenir de l’ODCV et des sites qu’il exploite sur l’île d’Oléron et à Chamonix, où il accueille des vacanciers et des écoliers corréziens en « classes vertes ». Il a accusé un déficit en 2018.

Corrèze Tourisme, qui assure la promotion touristique du département, a également fini l’année 2018 dans le rouge malgré la suppression de plusieurs postes. On peut dès lors craindre une nouvelle amputation de ses moyens à l’avenir.

Enfin, quid de l’Espace 1000 Sources de Bugeat, lui aussi déficitaire en 2018 malgré la suppression du poste de directeur ?

Lancer de grands projets attrayants (et coûteux), c’est bien ; encore faut-il ne pas asphyxier des services utiles à la population. 

Texte paru dans le Corèze Mag de juillet 2019, signé Bernard Combes

Retrouver des interventions des élus lors de la plénière du 5 juillet 2019 dans l'onglet "actualité des élus

Intervention de Stéphanie Vallée sur le service des routes

Intervention de Stéphanie Vallée sur les aides aux collectivités

Intervention de Christian Bouzon sur la politique de l'eau

 

Intervention de Bernard Combes lors de la plénière du 5 juillet 2019

Monsieur le Président, mes chers collègues,

En préambule, je tiens à souligner que notre groupe s’associe à la ferme condamnation de la destruction des engins de terrassement sur le site de Rosiers d’Egletons où il est prévu d’implanter des serres à tomates. J’espère que les auteurs de ces destructions seront retrouvés et punis comme il se doit.

On peut bien entendu critiquer ou contester tel ou tel projet, mais en restant dans le cadre légal de notre démocratie et non en s’en prenant aux biens des particuliers ou des entreprises. Je rappelle que ce projet de serres à tomates a été validé à l’issue du processus normal et public de consultation et d’autorisation.

Pour rester dans le domaine agricole, Monsieur le Président, je regrette que l’agriculture ait une place trop limitée dans le contrat de transition écologique que vous avez signé récemment avec le gouvernement.

...

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Restrictions ...

 Faire des économies, c’est souhaitable si c’est pour se donner les moyens d’alléger le fardeau de la fiscalité des Corréziens (en baissant le taux de la taxe foncière par exemple) ou pour dépenser davantage sur des projets réellement utiles aux citoyens. Mais faire des coupes sombres, année après année, dans le secteur social, compétence principale des Départements, c’est pénaliser les personnes les plus fragiles. Et pourtant, c’est ce que font les élus de la droite départementale depuis 4 ans.

Le souhait des personnes âgées, en Corrèze comme ailleurs, est de rester le plus longtemps possible à leur domicile, de retarder leur entrée en EHPAD pour conserver leur cadre familier et souvent aussi pour des raisons financières.

Pourtant, depuis 2015, les élus de la majorité départementale ont fait des choix politiques qui réduisent de manière significative l’aide à domicile ou APA (allocation personnalisée à l’autonomie) permettant aux personnes âgées en perte d’autonomie de bien vieillir chez soi.

Amputées de plusieurs millions d’euros, ces aides touchent de moins en moins de personnes âgées : en trois ans, la chute a atteint près de 30 %, soit 1.455 bénéficiaires en moins, dans un département pourtant caractérisé par le vieillissement de sa population !

La majorité de droite a même fait supporter aux bénéficiaires de l’APA un surcoût de 5 € par heure d’aide à domicile (soit 40 € par mois et par personne en moyenne) en faisant passer cette taxe pour une « contribution au redressement des comptes publics de la nation ». Pour bon nombre de personnes âgées, cette politique se traduit par une réduction significative de la qualité des services assurés à domicile.

Telle est la réalité derrière les belles intentions affichées dans le nouveau schéma de l’autonomie et les discours très prometteurs sur la mise en œuvre d’une « politique du bien vieillir en Corrèze ».

Les élus de la droite ont pris le parti de pénaliser nos aînés, des Corréziennes et des Corréziens parmi les plus fragiles. Tel n’a jamais été et ne sera jamais notre choix.

(texte paru dans la Corrèze Mag du mois de mai 2019, signé Annick Taysse)

 

 

Les réunions cantonales se poursuivent 

Après celles du canton  de Sainte Fortunade à Clergoux le 12 mars et du canton d'Allassac à Perpezac le Noir le 21 mars 2019, celle du canton de Naves se déroulera le 30 avril à Corrèze

La réunion du canton de l'Yssandonnais est prévue le 14 mai à Brignac la Plaine. Suivra celle de Brive le 21 mai et celle de Tulle le 5 juin

Retouvez quelques infos et photos dans la rubrique "photos"

 

Lire des interventions des élus sur le budget des politiques sectorielles lors de la séance plénière du 12 avril 2019 :

Pascale Boissieras, Stéphanie Vallée, Christian Bouzon

Lire les Interventions de Gilbert Fronty sur le compte administratif 2018 et le budget principal 2019 lors de la séance plénière du 12 avril 2019 dans l'onglet "actualités des élus"

 

Lire dans l'onglet "discours", l'intervention de Bernard Combes de la séance plénière du 12 avril 2019 consacrée au budget

Lire dans l'onglet "actualités des élus", les interventions de Gilbert Fronty et Bernard Combes, lors du débat sur les orientatations budgétaires, à la plénière du Conseil départemental du 15 février 2019

Intervention de Bernard Combes lors de l'assemblée plénière du Conseil départemental du 15 février 2019 (discours d'introduction)

Monsieur le Président, mes chers collègues,

 

Notre pays est affecté par un mouvement revendicatif qui n’est sans doute pas près de s’éteindre. Les rassemblements s’étioleront peut-être, mais probablement pas les revendications mêlées de ressentiment, la colère comme disent souvent les commentateurs.

 

Ou alors il faudrait que le « grand débat » décidé par le chef de l’État débouche sur des décisions extrêmement fortes, quasi révolutionnaires. De la part d’un gouvernement qui a supprimé l’impôt sur la fortune, je n’y crois pas.

 

Et pourtant, ce sont bien les inégalités qui suscitent et alimentent le climat revendicatif.

...

(lire la suite dans l'onglet discours)

Les autres rencontres

Les conseillers régionaux Corréziens proposent des réunions publiques de mi-mandat. Les prochaines rencontres auront lieu à  Tulle le 28 janvier à  19h à la médiathèque et à Ussel le 22 janvier à 19h salle du conseil municipal. 

Rencontre avec les conseillers regionaux socialistes de la région Nouvelle Aquitaine

Voeux de Bernard COMBES, Maire de Tulle, Conseiller départemental, Président du goupe des élus Corrèze à Gauche

Réinventer la démocratie Le nouveau monde, le vrai, frappe à la porte de la République. Jusqu’à présent, il s’en est tenu surtout à l’occupation des ronds-points. Si l’on ne veut pas qu’il finisse par défoncer la porte, avec les conséquences imprévisibles et peut-être désastreuses que cela entraînerait, mieux vaut lui ouvrir cette porte en grand. Cela signifie qu’il convient de l’écouter et de décider ensemble ce qui doit changer pour adapter notre démocratie à la société d’aujourd’hui. 

 

Lire la suite dans l'onglet "Actualité des élus"

L’équité territoriale, une urgence

Il y a un an, bien avant le soulèvement des Gilets jaunes, j’avais présenté au Conseil départemental, au nom des élus du groupe Corrèze à gauche, une motion demandant des mesures structurelles en faveur des territoires ruraux comme le nôtre.

Cette motion avait été adoptée à l’unanimité. Les choix annoncés par le chef de l’Etat et le gouvernement me font craindre que seule la question du pouvoir d’achat des foyers modestes, certes vitale, sera prise en compte. Et que les territoires ruraux seront une fois de plus les grands oubliés.

Les habitants de ces départements ne veulent plus être des citoyens de seconde zone. Les cahiers de doléances remplis par les Gilets jaunes dans bien des mairies corréziennes le montrent amplement. Et les élus de toutes ces communes, qui se battent pour ne pas perdre une école, une entreprise, un bureau de poste ou un guichet de gare, le savent bien. Ce n’est pas du rapiéçage que nous demandons, mais une véritable transfusion sanguine en faveur des espaces ruraux. 

 

(Texte du groupe Corrèze à gauche paru dans le Corrèze Mag de janvier 2019)

 

lire la suite dans l'onglet discours)

Intervention de Bernard Combes lors de l'assemblée plénière du Conseil Départemental le 28 novembre 2018

 Monsieur le Président, mes chers collègues,

 

La Corrèze s’appauvrit. Notre département perd des habitants. Notre département perd aussi des emplois : selon les dernières statistiques publiées par la DIRECCTE de Nouvelle Aquitaine, le nombre total d’emplois salariés, en Corrèze, a ainsi baissé en un an de 0,6 %, alors qu’il a augmenté dans tous les autres départements de Nouvelle Aquitaine sauf en Creuse, où il a reculé de 0,9 %...

Il est clair, Monsieur le Président, que les actions de votre majorité pour favoriser les créations d’emplois tardent à porter leurs fruits. C’était pourtant le thème central de votre programme… Il est vrai que le pilotage de l’action économique est désormais dévolu aux Régions. Mais le Département a aussi son rôle à jouer, ne serait-ce que par ses investissements. Sans oublier les emplois liés à toutes ses actions sociales. En tout cas, les chiffres prouvent que vos actions de promotion de la Corrèze ne sont pas efficaces. Vous misez beaucoup sur la fibre pour attirer des habitants et des entreprises. Mais tous les départements ruraux s’y mettent aussi… La fibre est nécessaire, mais ce n’est pas une baguette magique. Il faut d’abord des emplois, des médecins et des écoles pour attirer ou même conserver des habitants.

(lire la suite dans l'onglet discours)

Christian Bouzon est intervenu sur la création d'une réserve de biodiversité à Argentat

Lire dans l'onglet "Actualités des élus

Gribouille

 « L’eau doit être une priorité ! » C’est ce que Pascal Coste avait dit et répété l’an dernier à toutes les réunions cantonales avec les maires de la Corrèze. Il avait raison : avec la sécheresse que nous avons connue cet été et le réchauffement du climat qui se profile, nous risquons de manquer d’eau dans certains secteurs du département. Ce qui a d’ailleurs déjà été le cas à la fin de cet été sur le plateau bortois...

(Texte du groupe Corrèze à gauche paru dans le Corrèze Mag d'octobre 2018

lire la suite dans l'onglet discours)

 

 

BONNE NOUVELLE !

 

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CORREZE A GAUCHE !